Tour du Queyras


112

kilomètres

8530

mètres de dénivelé

8

jours


Il existe déjà de nombreux articles sur le G.R. 58, mais une expérience de plus est toujours la bienvenue. A Perte de Vue vous livre ici tous nos conseils pour réussir ce magnifique trek de huit jours à travers les montagnes du Queyras. Il s’agit d’un massif du département des Haute-Alpes, situé à l’Est du gigantesque massif des Écrins.

Ce G.R. ne présente pas de difficultés majeures, si ce n’est la longueur : le chemin est bien marchant et le balisage est très bien entretenu. Les étapes que nous avons effectuées nous permettaient d’arriver assez tôt aux bivouacs (16h-17h) avec un rythme de marche moyen.

Ce trek a été réalisé en famille à la fin du mois d’août. Bien que nous soyons toujours en période de vacances, nous étions peu nombreux sur les sentiers. Nous avons croisé un peu plus de monde aux points d’intérêts, notamment aux alentours de la frontière italienne. Au niveau de la météo, les orages sont bien présents en fin d’été. Il faudra donc parfois partir tôt le matin afin de les éviter.

Etape 1 : Ceillac – St Véran

Nous sommes partis de Ceillac, une petite station de montagne située aux portes du massif. De là, il est facile de trouver les indications du G.R.. Le chemin s’élève d’abord tout doucement direction Nord-Est. La mise en jambe est douce sur les quatre premiers kilomètres. Nous attaquons ensuite la grosse partie du dénivelé de la journée jusqu’au Col des Estronques.

En passant le Col des Estronques, nous découvrons un paysage très différent

Un petit emplacement de bivouac top confort se situe à droite juste avant le Pont du Moulin qui mène au village de Saint-Véran. Vous trouverez sur place une source et une table de pique-nique.

11,5 km – 1100 m de dénivelé positif – 860 m de dénivelé négatif

Etape 2 : St-Véran – Refuge Agnel

Les premières lueurs du jour

Nous commençons la journée avec la traversée du village de Saint-Véran, la plus haute commune habitée d’Europe, perchée à 2042 mètres d’altitude ! Il est possible de faire un petit ravitaillement d’appoint avec des produits locaux à l’épicerie « La Carroto ». De très belles maisons anciennes traditionnelles sont visibles dans le village.

L’apparition du village de Saint-Véran serait dûe à l’exploitation de la mine de cuivre située à 5 kilomètres de là. Un petit parcours agrémenté de panneaux explicatifs permet d’en apprendre un peu plus sur cette ancienne mine.

La chapelle de Clausis et la Tête des Toillies culminant à 3175 mètres d’altitude

Non loin de là, le refuge de la Blanche et les lacs Blanchet sont d’après des randonneurs croisés en route, un point incontournable du massif. À défaut de l’avoir su, nous n’avons pas fait le détour.

Au Col de Chamoussière, le Mont Viso doit normalement apparaître en ligne de mire. Malheureusement pour nous, celui-ci fit son timide et resta caché dans les nuages. Nous nous contenterons de la vue sur le Pain de Sucre qui culmine à 3208 mètres d’altitude.

Le Pain de Sucre vue depuis le Col de Chamoussière

La descente vers le refuge Agnel est plutôt brève et nous arrivons rapidement à notre emplacement de bivouac. Celui-ci est situé juste après le refuge, à gauche après la route, au niveau du « refuge Napoléon » qui est en fait une ruine. Le ravitaillement en eau est possible au refuge. Pour celles et ceux qui seraient intéressés, il est possible de passer la nuit dans ce grand refuge qui a une capacité d’accueil de 80 personnes.

La large vallée qui mène au Col Agnel
16 km – 1230 m de dénivelé positif – 520 m de dénivelé négatif

Etape 3 : Refuge AgnelLa Monta

Lumière sur les hauts sommets des Écrins

Réveil sportif avec l’ascension du Pain de Sucre. Le sentier qui mène au sommet n’est pas facile : très raide et très fréquenté, il est parfois difficile de trouver le meilleur chemin parmi la multitude de traces.

Il ne reste plus qu’à descendre par le vallon de Bouchouse, un biotope protégé pour sa faune et sa flore particulière. En effet, le climat particulièrement rude du vallon abrite des espèces caractéristiques des zones artiques !

Repos bien mérité au camping municipal du Chardonnet : douche chaude, pizza et jus confectionnés à base de produits locaux sont bien appréciés. Petit plus : vous pouvez commander du pain le soir pour le lendemain matin. Il est très certainement possible de bivouaquer avant d’arriver au camping.

14,6 km – 570 m de dénivelé positif – 1510 m de dénivelé négatif

Etape 4 : La MontaAbriès

Mauvais temps pour nous aujourd’hui, nous avons marché avec l’orage à nos trousses

Nous vous proposons pour ce 4ème jour une variante par la crête de Peyra Plata et la crête de Gilly. Nous descendons ensuite par la station d’Abriès avec la possibilité de prendre le télésiège de Gilly en cas de grosses fatigues. Ouvrez bien les yeux en descendant dans les prairies de la station car il se pourrait bien que votre repas du soir soit agrémenté de délicieux petits Rosés des Prés.

Le camping vous accueillera au pied du télésiège. Vous y trouverez un sympathique préau aménagé pour faire votre popote du soir avec tout ce qu’il faut pour cuisiner. C’est l’occasion de discuter avec les autres campeurs qui sont bien souvent des randonneurs également. Il est possible de se ravitailler au village dans les petits commerces.

11,4 km – 985 m de dénivelé positif – 1090 m de dénivelé négatif

Etape 5 : AbrièsFonds de Cervières

Ciel d’Août bien chargé, il ne faut pas trop traîner !

Il s’agit d’une grosse étape où le dénivelé est important. Pas d’inquiétude, la beauté des paysages saura vous faire oublier la douleur dans vos mollets ! Le début de journée est plutôt tranquille avec un sentier qui s’élève tout doucement. Deux kilomètres après le hameau abandonné de Malrif, les choses se corsent. Le chemin monte bien raide jusqu’au lac du Grand Laus.

Les lacs Malrifs sont bien prisés des pécheurs : on y trouve des truites, ombres et saumons. Après le lac, la montée jusqu’au col est impressionnante mais se fait plutôt rapidement. N’oubliez pas de vous retourner, la vue est époustouflante. Nous redescendons ensuite dans une large vallée jusqu’au jolie hameau des Fonts de Cervières, lieu de notre bivouac.

Vue sur la vallée depuis le col de Malrif

Vous trouverez un sympathique pré pour bivouaquer avec des tables de pique-nique et une fontaine. Vous pouvez également choisir de passer la nuit au refuge (capacité d’accueil de 62 places).

15,5 km – 1415 m de dénivelé positif – 910 m de dénivelé négatif

Etape 6 : Fonds de CervièresArvieux

Direction le Col de Péas par une jolie vallée peuplée de marmottes. Pas de difficulté majeure ce jour-ci à part la fatigue qui commence à se faire ressentir. Petit point d’Histoire : le Col de Péas faisait partie de la ligne de défense fortifiée du Dauphiné. Ces lignes de défenses servirent pour se protéger des italiens en 1940.

À partir du village de Souliers, nous vous proposons une variante qui passe par le Lac de Roue (plutôt semblable à un marais) pour rejoindre le village d’Arvieux. Le lac est entouré de mélèzes, une information qui peut être importante si vous comptez venir randonner à l’automne. Cette variante est un peu plus courte que la version classique.

Les vallées sont ici plus peuplées. Des petits villages et hameaux sont perchés sur les pentes abruptes des montagnes. Vous avez la possibilité de vous ravitailler à la supérette d’Arvieux. Un emplacement de bivouac se situe à la sortie du village à l’Ouest, le long du G.R.Variante. Vous trouverez une table de pique nique et une fontaine sur place.

: 17,5 km – 910 m de dénivelé positif – 1400 m de dénivelé négatif

Etape 7 : ArvieuxBramousse

Direction le Col de Furfande en rejoignant le G.R. par la variante. Au col, nous redescendons vers les chalets de Furfande, un site protégé. De grands troupeaux de vaches peuplent les alpages pendant l’été et cela depuis le XVème siècle.

Les vieux chalets, sentinelles des montagnes

Nous descendons ensuite dans la Combe du Queyras, vallée étroite et profonde pour remonter juste en face au village de Bramousse. On aimerait bien tendre ici une tyrolienne ! L’orage nous à permis de gravir les derniers mètres de dénivelé de la journée en quatrième vitesse. Après une semaine de trek les cuissots commencent à être bien entraînés.

Dernier soir, dernier bivouac, le mauvais temps nous a conduit jusqu’au refuge pour le repas du soir. Vous pouvez planter la tente dans une petite prairie au niveau du hameau Le Serre.

16,5 km – 1320 m de dénivelé positif – 1540 m de dénivelé négatif

Jour 8 : BramousseCeillac

Dernière journée, plutôt courte. On en profite pour faire le plein de nature, d’air frais et de soleil. La dernière étape est courte et nous laisse le temps de flâner un peu. Ouvrez les yeux sur votre chemin si vous voulez ravir vos papilles gustatives : fraises des bois, framboises et myrtilles sont au rendez-vous. Retour à Ceillac sans encombre après 8 jours passés dans les merveilleuses montagnes du Queyras.

9,3 km – 1000 m de dénivelé positif – 710 m de dénivelé négatif

Bon trek !

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