Les Dolomites


97

kilomètres

6195

mètres de dénivelé

7

jours


Massif des pré-alpes italiennes, les Dolomites se situent entre les régions du Trentin-Haut-Adige et de la Vénétie. De nombreux parcs nationaux protègent le territoire et certains sites sont inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco.

Le massif des Dolomites doit son nom à la roche qui la compose : La Dolomie. Son nom provient de Déodat Gratet de Dolomieu, un géologue français ayant étudié ce type de roche particulier. Le massif était auparavant surnommé « Les Montagnes Pales » du fait de la clarté de la roche.

L’itinéraire que nous vous proposons dans cet article à été composé par nos soins. Il relie les principaux points d’intérêts du massif. Ce trek dure 7 jours et comporte quelques passages techniques et aériens (échelles, névés selon la saison). A Perte de Vue vous livre dans cet article les lieux de bivouacs et les possibilités de ravitaillement.

Les lumières du jour font rougeoyer les montagnes
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Itinéraire

Etape 1 : St. Magdalena – Pieralongia

12

kilomètres

1330

mètres de dénivelé

6h00

d’effort


Le point de départ se situe au village de St. Magdalena. Vous pouvez garer votre voiture dans le village et faire le plein d’eau pour la première journée. Nous commençons ce trek par la découverte du Parc Naturel Puez Geisler Odle, classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Explore à perte de vue

Cet itinéraire permet dès le départ de découvrir l’un des endroits les plus appréciés des Dolomites : la chapelle St Johan à Ranui. Un point de vue splendide sur la petite chapelle dominée par les hautes falaises du massif de l’Odle s’offre à vous. Le monument a été construit en 1744. La chapelle est dédiée à Saint  Johannes Nepomuk. Les murs intérieurs sont recouverts de peintures baroques qui relatent des épisodes de sa vie. Le clocher à bulbe est typique de l’architecture de la région.

Le chemin prend la direction de Forcella di Pana à 2444 m d’altitude. Première journée, première difficulté : le sentier est très raide et il passe dans un couloir étroit (attention en début de saison à la neige qui pourrait être encore présente). Une fois le col passé, le paysage prend une allure complètement différente.

Nous quittons les pentes rocailleuses et inhospitalières pour de larges prairies verdoyantes ponctuées de nombreux petits chalets. Le Val Gardena est très connu pour ses grandes stations de ski mais c’est aussi un lieu très apprécié des grimpeurs et des amateurs de via-ferrata, une technique inventée en Autriche et ensuite développée dans les Dolomites par l’armée italienne au début du XXème siècle. La vallée est aussi connue pour sa production de sculptures sur bois qui sont envoyées dans le monde entier.

Nous vous proposons ensuite un crochet vers l’Ouest pour rejoindre le sommet de Seceda, connu pour son très beau point de vue sur les roches verticales de l’Odle. S’ensuit une descente douce vers le lieu du bivouac à travers les vertes prairies.

Ici, le relief est doux et nous laisse le loisir d’admirer les hautes montagnes du Tyrol. Vous pouvez dormir au refuge Troier ou simplement y faire le plein d’eau et continuer pendant deux kilomètres pour planter votre tente dans les jolies prairies.


12 km – 1330 m de dénivelé positif – 380 m de dénivelé négatif
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Etape 2 : Pieralongia – Refuge de Gardenacia

13,3

kilomètres

760

mètres de dénivelé

6h00

d’effort


La seconde journée commence par une très belle montée par le Val de la Roa vers le col de Sieles. Derrière nous, les aiguilles de la chaîne de l’Odle sont vertigineuses.

Arrivés au Col de Sieles nous découvrons un nouveau paysage. Après quelques passages un petit peu délicats (échelles, mains courantes), le chemin descend tranquillement vers le refuge Puez.

Les prairies sont ici bien peuplées : moutons, marmottes… il y a de la vie ! Au Sud, vous pourrez admirer le très beau val de Mezdi. Vous pouvez demander de l’eau au refuge si besoin. Nous continuons ensuite vers le col de Gherdenacia : le terrain se transforme en un grand plateau rocailleux à l’aspect quasi lunaire.

Une nouveau paysage se dévoile alors : le Val Badia (signifie Abbaye en italien). Vous pouvez passer la nuit au refuge de Gardenacia ou continuer quelques mètres en vous enfonçant dans la forêt pour bivouaquer.

Explore à perte de vue
13,3 km – 760 m de dénivelé positif – 1000 m de dénivelé négatif
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Etape 3 : Refuge de Gardenacia – Lac Lagazuoi

14,4

kilomètres

880

mètres de dénivelé

7h00

d’effort


Explore à perte de vue

La destination de cette deuxième matinée est le joli village : « La Villa » surnommé « l’étoile du Val Badia ». Il est possible de faire un premier ravitaillement dans la supérette du centre-village en remontant la route vers la Nord. Notre chemin prend la direction du Sud-Est.

Nous suivons alors la vallée de San Cassiano par des chemins forestiers jusqu’à rejoindre l’embranchement situé au niveau du camping Sass Dlacia où il est possible de prendre une douche pour 5€. Vous pouvez faire le plein d’eau à la Chapelle Sass Dlacia. Vous trouverez des toilettes publiques au parking un peu plus loin sur le chemin.

Explore à perte de vue

Nous pénétrons maintenant dans le parc naturel de Fanes-Sennes-Prags. Après tous ces kilomètres plutôt faciles nous finissons la journée avec une bonne « grosse » montée, d’abord jusqu’au refuge Scotoni où l’on peut faire le dernier plein d’eau de la journée. Nous poursuivons jusqu’au magnifique lac Lagazuoi, alimenté par des sources souterraines et surplombé par d’impressionnants sommets. Le paysage est somptueux mais nous vous avouons que ce n’est pas le lieux idéal pour un bivouac : l’endroit est infesté de moustiques. On vous laissera donc trouver mieux !

Explore à perte de vue
14,4 km – 880 m de dénivelé positif – 760 m de dénivelé négatif
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Etape 4 : Lac Lagazuoi – Lac d’Ajal

18,6

kilomètres

920

mètres de dénivelé

8h00

d’effort


Le chemin commence par prendre la direction du col Lagazuoi et du refuge du même nom. En prenant de la hauteur, la vue sur le Tofona di Rozes qui culmine à 3225 mètres d’altitude se dégage. Aujourd’hui, petite leçon d’histoire puisque l’itinéraire emprunte des galeries de la Première Guerre Mondiale.

En approchant du refuge, nous pouvons visiter des tunnels autrichiens creusés au sommet de la crête. Ces tunnels comportent de nombreux points d’observations sur les montagnes environnantes et deux emplacements blindés pour les mitrailleuses (reproduction visible dans la galerie).

Après avoir atteint le refuge et profité de sa terrasse avec vue plongeante sur la vallée nous empruntons la Gallerie di Punta Berrino qui nous mène jusqu’au Col Falzarego. Nous dévalons donc les 640 mètres de dénivelé en étant presque exclusivement dans la falaise.

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Les marches sont hautes et parfois glissantes, il vaut mieux prévoir une bonne frontale. La descente dans ces galeries sombres s’agrémente par quelques jolis points de vue qui nous laissent profiter de la lumière du jour. Construite pendant la grande guerre, la galerie possédait plusieurs embranchements qui menaient à des endroits stratégiques (artilleries, sortie, connexions…). Si la perspective d’une descente enfermée dans la roche ne vous enchante pas vous pouvez prendre le téléphérique qui vous emmène directement au col (12,50 €).

Après cette longue descente dans les entrailles de la terre nous arrivons au col de Falzarego qui signifie « Faux Roi » en référence à une légende du pays. Un souverain aurait usurpé le trône et se serait retrouvé transformé en pierre. Nous poursuivons ensuite vers le refuge Scoiatolli.

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Nous atteignons ensuite le célèbre site des Cinque Torri, qui comme son nom l’indique est un ensemble de cinq éperons rocheux. Ces tours portent chacune leur nom et sont très appréciées des grimpeurs. En hiver, elles deviennent le décor du domaine skiable « Dolomiti Superski ».

Nous contournons donc ces énormes blocs de pierre et rejoignons le refuge Cinque Torri. Nous descendons ensuite dans une très belle forêt d’épineux jusqu’à rejoindre notre lieu de bivouac : le Lac d’Ajal. À noter que nous avons pu bivouaquer au bord de ce lac car le petit refuge (5 places) qui le borde était fermé lors de notre passage en juin.

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18,6 km – 920 m de dénivelé positif – 1660 m de dénivelé négatif
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Etape 5 : Lac d’Ajal – Refuge Capanna

9,8

kilomètres

1180

mètres de dénivelé

6h00

d’effort


Explore à perte de vue

Après une douce nuit au bord du lac, nous prenons la direction de Cortina d’Ampezzo. Haut lieu du sport, la ville à accueilli les Jeux Olympiques d’Hiver de 1956 et devrait les accueillir de nouveau en 2026. De nombreuses compétitions de ski y ont lieu chaque année ainsi que l’impressionnant Lavaredo Ultratrail qui accueille plus de 3000 coureurs du monde entier. Vous pourrez vous ravitailler à la Cooperativa Di Cortina qui se situe dans la rue principale.

Explore à perte de vue
Les premières maisons en arrivant sur Cortina d’Ampezzo
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L’orage se profilant à l’horizon et nos jambes bien lourdes après ces quelques jours de marche, nous avons choisi l’option « télécabine » (15,80€) mais libre à vous d’affronter les 900 mètres de dénivelé positif qui s’annoncent bien abruptes. N’ayant pas trouvé de fontaine en ville, nous avons fait le ravitaillement d’eau aux toilettes en bas du téléphérique.

Le ciel est bel et bien tombé sur nos têtes, il a été impossible pour nous de continuer. Nous avons trouvé refuge dans un hangar de télécabine abandonné peu après le refuge Tondi. Ce fut donc un après-midi détente.

5,4 km – 280 m de dénivelé positif – 255 m de dénivelé négatif = version avec télécabine
( + 4,4 km – 900 m de dénivelé positif sans télécabine)
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Etape 6 : Refuge Capanna – Refuge Citta di Carpi

18,5

kilomètres

945

mètres de dénivelé

8h00

d’effort


Les nuages sont encore accrochés aux montagnes ce matin là mais ce n’est pas pour nous déplaire : les lumières sont splendides ! Nous commençons la journée en empruntant un sentier qui passe sous les falaises de la Cesta. Attention nous sommes en face Nord, en début de saison il peut rester de gros névés.

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Nous passons le col Marcuoira et la vue se dégage. Au loin, le lac Misirina (le plus grand lac naturel de la région du Cadore) et les Tre Cime Di Lavaredo apparaissent. Nous entamons ensuite la descente dans des pentes herbeuses puis nous passons sur une petite vire (main courante en place).

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Rencontre des bouquetins juste après la vire

Le chemin descend plein Sud, les marches sont hautes et le sentier est très glissant après la pluie. Très vite nous pouvons distinguer le lac Sorapis d’un bleu éclatant qui se détache dans la verdure. Il s’agit d’un lac glaciaire, c’est cette caractéristique qui lui donne sa couleur claire et laiteuse.

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Lac Sorapis

Nous passons devant le refuge Città di Carpi situé en contrebas du lac et nous poursuivons la descente vers la vallée. Vous pourrez admirer une belle cascade qui n’est pas indiquée sur la carte.

Explore à perte de vue
Explore à perte de vue

Après avoir traversé la route nous remontons par des sentiers en sous-bois. Le paysage se dévoile vers la fin de journée avec de très belles prairies fleuries et de hauts sommets en arrière-plan. Nous atteignons enfin le refuge Città Di Carpi surplombé par des pics acérés. Vous pouvez bivouaquer dans la prairies en contre-bas du refuge.

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18,5 km – 1145 m de dénivelé positif – 1269 m de dénivelé négatif
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Etape 7 : Refuge Citta di Carpi – Tre Cime Di Lavaredo

14,4

kilomètres

880

mètres de dénivelé

7h00

d’effort


Dernier jour de cette aventure, nous prenons d’abord la direction du Col « della Neve ». Entourés de pics abruptes et agressifs, nous pénétrons dans un univers très minéral. Attention, dans cette étape, tout au long de la journée il n’y aura aucun point de ravitaillement en eau « gratuite ». Il est donc important de faire le plein au refuge le matin même.

Dernières prairies fleuries de ce trek, nous profitons des jolies lumières matinales

Après le premier col, il faut franchir le col situé entre la Tour Del Diavolo et la Cime Cadin. Nous sommes en face Sud mais l’endroit est très enclavé, il reste donc de gros névés en neige dure à franchir. L’option pierrier instable est aussi possible…

Après quelques échelles nous parvenons au col où nous profitons d’une vue splendide sur les Tre Cime Di Lavaredo. La descente face Nord est abrupte et enneigée, heureusement pour nous de bonnes traces étaient déjà faites. Des crampons pour cette partie auraient été bien utiles.

Nous parvenons ensuite au refuge Fonda Savio. Ce refuge étant un refuge d’altitude il n’est pas possible de remplir les gourdes. Vous pouvez cependant acheter une bouteille d’eau mais à un prix assez élevé. Le chemin continue ensuite vers le Nord jusqu’au Tre Cime, point final de l’aventure. Sur cette dernière partie, le sentier est très emprunté par les randonneurs et grimpeurs ce qui le rend un peu moins sauvage. Les paysages sont tout de même grandioses.

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14,4 km – 880 m de dénivelé positif – 760 m de dénivelé négatif
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Recommandations

Dans la région vous entendrez aussi bien parler l’italien que l’allemand. En effet les habitants de cette région sont souvent bilingues !

Vous trouverez facilement de l’eau potable le long de votre parcours : en dehors des points d’eau indiqués sur la carte il est possible de demander à remplir les gourdes aux refuges (sauf au refuge Fonda Savio qui vend de l’eau en bouteille).

Contrairement aux parcs nationaux français, nos compagnons à quatre pattes sont autorisés dans les Dolomites. Attention cependant, l’itinéraire comporte plusieurs parties où il faut passer sur des échelles. Il faut donc être capable de porter son chien tout en grimpant…

Si vous partez comme nous en début d’été, il est nécessaire de se renseigner sur l’enneigement (vous pouvez contacter les refuges et offices du tourisme de la région). L’itinéraire passe en altitude, il peut rester pas mal de neige en début de saison, des crampons peuvent donc être utiles car certains passages deviennent particulièrement exposés sur la neige.

Le départ de ce trek est situé au villa de St. Magdalena. Vous pouvez garer votre voiture dans le village. Pour le retour au point de départ, il est possible de faire du stop, cela à bien fonctionné pour nous alors que nous étions cinq plus un chien. Sachez cependant que la petite portion de route qui mène aux Tre Cime Di Lavaredo est payante et assez onéreuse, c’est pourquoi il est difficile de trouver une voiture qui nous emmène dans la vallée gratuitement.

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Bon trek !

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