De Ait Moussa à Tafraout


3550

mètres de dénivelé

5 jours

de trek


Ce trek aux paysages variés serpente entre basses montagnes et oasis. Vous découvrirez alors la richesse des paysages de l’Anti-Atlas, un massif propice au trek en hiver. L’itinéraire que nous vous proposons à été adapté d’après celui décrit sur le site internet de Martin Pierre.

L’aventure commence bien avant la première étape. En arrivant à l’aéroport d’Agadir nous vous conseillons d’en profiter pour demander au taxi de faire une halte au magasin de bricolage sur la route. Achetez-y un réchaud et quelques petites bonbonnes de gaz.

À Agadir prenez le temps d’explorer les grands souks et leurs richesses de couleurs, d’odeurs et de saveurs. Puis en route pour l’aventure et direction de l’Anti-Atlas à Ait Moussa !

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Etape 1 : Ait Moussa – Targa n’Touchka


650

mètres de dénivelé

8h00

d’effort


Après quelques heures de route le taxi nous dépose aux dernières lueurs du soir dans la lumière bleutée de l’oasis d’Ait Moussa, un petit coin de terre molle nous attend au bord de la rivière. Nous découvrons pendant cette première nuit, un ciel peuplée de plus d’étoiles que nous n’avions jamais vu. La cime des palmiers se dessinent dans ce ciel pur. La nuit est froide. Nous nous levons à l’aube tout juste naissante, une heure peut-être après le premier appel à la prière, qui retentit dans la nuit encore noire. Nos yeux endormis découvrent sous les premiers rayons du soleil, les couleurs chaudes de la large vallée.

Nous traversons l’oasis d’Ait Moussa par la piste d’Ait Ouadrim. C’est un véritable écrin de verdure dans ce paysage si sec. Sur le chemin nous croisons des chèvres acrobates perchées sur les plus grosses branches des acacias. Un dromadaire nous surprend également, l’énorme bête semble en colère et nous le contournons sagement.

Après avoir cherché quelque peu notre chemin, nous finissons par rejoindre un minuscule village accompagné d’un homme, de sa petit fille et de son âne qui nous guideront tout en bas du canyon.

Illustration de Zoé Lefébure.

Nous suivons ensuite ce canyon aux roches orangés. Le chemin s’élève et nous laisse admirer les vastes paysages arides. après nous être rafraichi dans une vasque d’eau fraiche nous poursuivons notre chemin jusqu’aux quelques habitations à l’entrée de l’oasis de Targua Ntouchk. Nous pénétrons dans cet écrins de verdure aux dernières lueurs du soir et installons notre bivouac sur une pelouse confortable le long d’un canal. Des hommes du village, alertés par notre présence, viennent nous poser quelques questions puis s’en vont sans nous poser de problème.

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Etape 2 : Targa n’Touchka – Tagdichte


900

mètres de dénivelé

8h00

d’effort


Le chemin suit son cours dans la vallée étroite et luxuriante. Point de sécheresse, l’eau est ici bien présente. Des bâtisses hautes perchées sur les falaises ocres surveillent le lit de la rivière.

Bien que nous traversons quelques fois un cours d’eau, les vifs rayons du soleil nous parviennent alors et les gouttes perlent sur les fronts. Des femmes remontent ce chemin chargées d’un lourd fardeau. Elles sont venus cueillir les herbes à thé.

Au col, nous sommes loin de la luxuriance de l’oued. Seules quelques branches d’acacia sont là pour nous rafraîchir. Le chemin redescend ensuite vers la verdure, nous rejoignons le village d’Imzi. Un petit coin de paradis nous attend à l’entrée des gorges derrière le village : l’endroit est idéal pour se rassasier et profiter d’une bonne baignade dans l’eau fraîche et limpide.

Nous suivons ensuite le défilés des gorges en se frayant un chemin parmi les blocs rocheux. Les petites crottes de chèvre font office de balises et nous aident à trouver notre chemin. Celui-ci s’élève vers la droite à la sortie des gorges en direction de quelques habitations qui parsèment le paysages. Les falaises rougeoient de plus en plus au fur et à mesure que les minutes passent. Nous sommes submergés par la beauté de la montagne qui semble s’enflammer. Arrivé à la tombée de la nuit nous plantons nos tentes parmi les cactus à proximité du village de Tagdichte.

Attention à sortir de l’oued à ce moment précis !
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Etape 3 : Tagdichte – Isli


9

d’effort

1050

mètres de dénivelé


Aux premières lueurs nous quittons notre nid douillet de cactus pour rejoindre la route goudronnée qui monte au col. La matinée est fraîche et les bonnets tardent sur nos têtes. Au Maroc, les contrastes de températures sont saisissants : les nuit sont froides, la tente est parfois même gelée le matin mais pendant la journée, si le soleil daigne se montrer, alors la température ressentie monte en flèche.

La vue se dégage vers le village perché d’Anzgarn. Nous descendons vers celui-ci et empruntons un chemin sur notre droite qui descend entre de hautes falaises. Nous parvenons à une piste, puis un gué à l’eau glacé qu’il faut traverser.

Parvenu à un hameau, nous empruntons un chemin qui monte vers la gauche jusqu’au village d’Arguerd Ouzrou. Des petits chemins dans les figuiers de barbarie coupent les longs virages de la piste que nous empruntons ensuite à la sortie du village. Le chemin est long et la fatigue commence à se faire sentir mais la journée de marche n’est pourtant pas terminée.

Au col, nous descendons par cette même piste et bifurquons sur une piste à notre gauche. Nous passons non loin des villages de Tamza et Tagzen. Aujourd’hui encore la roche nous fait le plaisir de se vêtir de sa robe orangée sous nos yeux ébahis.

Nous continuons jusqu’au village d’Isli où l’on peut établir notre bivouac dans les champs ou sur les terrasses. Ici, un habitant est venu nous avertir par une série de geste de quelque chose qui qui tombe sur le village depuis les montagnes et nous propose un abri chez lui que nous refusons : le lendemain nous nous lèveront tôt.

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Etape 4 : Isli – Anergui


650

mètres de dénivelé

6h00

d’effort


Le lendemain nous découvrons effectivement que le givre est tombé durant la nuit et a rigidifié nos toiles de tentes. Nous replions nos affaires sous le rythme des prières musulmanes. Des femmes aux longs couteaux travaillent au pied de la grande montagne, elles nous aident à trouver notre chemin.

Ensuite deux itinéraires sont possibles, l’un emprunte un chemin escarpé et permet de rejoindre le sommet : à cause de la neige, nous décidons d’en suivre un qui passe plus dans la vallée. Celui-ci monte, franchit des cours d’eau puis redescend le long d’un canyon juste avant le village d’Anergui.

Nous nous arrêtons plusieurs centaines de mètres plus haut et nous profitons de la rivière pour nous débarbouiller. Un habitant vient alors à notre rencontre, il nous propose de venir dormir chez lui. Pas encore habitués à l’hospitalité Marocaine, nous hésitons. Il insiste, il nous dit qu’il est seul au village, il possède le bar d’Anergui, une télévision et il fait de bons tajines. Des randonneurs nous avaient parlé de lui quelques heures auparavant, c’est Abdellah !

Abdellah nous raconte que tous les habitants du village sont partis à la ville. Nous sommes accueillis dans le salon devant la télévision où nous recevons le tajine, buvons du lében et mangeons même un yaourt français ! Ensuite, directions une pièce à côté pour y boire le thé à la menthe et discuter autour du feu. Nous apprenons comment il vit à Anergui et comment s’organise le village.

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Etape 5 : Anergui – Tafraoute


300

mètres de dénivelé

7h00

d’effort


Ca y est l’heure du départ est arrivée. Le petit déjeuner se compose d’une soupe de fèves à la tomate, de pain et de thé. Puis, juste avant de partir nous traversons le village d’Anergui pour boire un café aux herbes au bar d’Abdellah.

Nous annonçons à Abdellah que nous devons partir pour Tafraout. Il nous dit que c’est très loin, mais comme il doit aussi aller à la ville, il décide alors de nous accompagner et de nous guider.

Illustration de Zoé Lefébure

Abdellah nous accompagne alors et nous propose deux itinéraires, nous optons celui qui est escarpé. Il offre de magnifiques points de vues sur la vallée.

En chemin il nous montre des plantes aux différentes vertus, l’une d’entre elles soigne les douleurs : exactement ce qu’il nous fallait !

Nous ne parcourrons pas la fin de ce trek à pied. Abdellah a sollicité son frère qui est taxi pour nous emmener à Tafraout. Néanmoins, nous vous indiquerons le chemin pour rejoindre la ville en bonne et due forme !

La ville est célèbre pour ses couleurs, de nombreux films y ont été tournés. À l’origine il s’agit d’un souk qui était entouré par plusieurs centaines de tribus.

TAfraout

Tafraout est la capitale de la babouche. De nombreux artisans sont présents dans les rues pour trouver votre bonheur et ramener un souvenir. Nous vous conseillons la babouche tout-terrain aux semelles en pneu Michelin, vous ne la trouverez qu’à Tafraout !

Vous pouvez aussi admirer, sous un magnifique coucher de soleil, le Chapeau de Napoléon (un énorme rocher qui surplombe une partie de la ville) situé non loin de Tafraout. Pour le retour à Agadir, vous pouvez emprunter les bus qui font le trajet une fois par jour ou prendre un taxi.

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Recommandations

A Agadir, vous trouverez de nombreux taxis qui peuvent vous emmener au départ du trek. Il existe des taxis collectifs mais c’est assez compliqué d’avoir recours à leurs services car il faut attendre que la voiture soit pleine… Autrement si vous optez pour le taxi « privé » le prix correct est de 500 dirhams soit 50€. Attention cependant, il existe plusieurs Ait Moussa, si les prix sont trop alléchants, il se pourrait que vous n’alliez tout simplement pas vers la bonne destination. Veillez à bien montrer sur la carte où vous souhaitez aller.

Pour l’eau, il est indispensable d’emmener un système de filtration car vous ne trouverez pas d’eau potable sur votre trajet. Pour notre part nous disposions d’une pompe.

Le Maroc est un pays majoritairement francophone. Cependant, la région que vous aller traverser est une région berbère et ses habitants vivants dans des vallées reculées ne connaissent souvent que quelques mots de Français.

Ce parcours possède peut de ravitaillement, il est préférable d’emmener des provisions pour l’intégralité du trek.

La température en février est plutôt clémente. Elle peut passer en négatif la nuit et reste douce la journée (entre 15 et 20 degrés). Mais au soleil, attention ça tape !

Il est important de prendre une assurance. La carte visa premier peut selon votre banque vous apporter une aide assistance rapatriement et prendre en charge les frais de retour en cas de blessure en randonnée. D’autres assurances sont disponibles. Se renseigner au Club Alpin Français, Snowleader, ou auprès des assurances directement en ajoutant des options.

Bon trek !

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