Comme quasiment tout le littoral Breton, la presqu’île de Crozon fait partie du GR 34. Après avoir parcouru Belle-Île-en-mer, nous avons décidé de partir à la découverte des côtes de cette presqu’île. Entre falaises abruptes, plages de surfeurs et petit villages en pierre ces deux jours nous ont transportés dans un autre monde qu’on vous présente étape par étape.

Etape 1 : De Crozon à la plage de Goulien

26

km

580

mètres de dénivelé

7h30

d’effort


Cette première étape commence à Crozon d’où vous pouvez trouver tout ce qu’il faut pour vous sustenter, si vous n’avez pas encore fait vos courses avant de partir. Il y a une boulangerie dans le centre de Crozon qui vaut le détour pour ses pâtisseries (récompensées de certains prix) ! Elle est située sur la place à côté du carrefour contact : on vous conseille d’y aller tôt, il n’en reste plus beaucoup en fin de journée.


Aussi, il faut penser à partir avec le plein d’eau car nous n’en avons pas trouvé en route, et nous avons du demander à des habitants.

Comme toujours en Bretagne, même s’il ne fait pas très chaud, il y a toujours quelqu’un dans l’eau. Les surfeurs sont de la partie sur la plage de Crozon bordée de petits immeubles de toutes les couleurs.

Il faut ensuite s’engager sur le sentier du GR 34 reconnaissable comme tout bon GR à leurs marques rouges et blanches. Le sentier commence en forêt et laisse place à une pinède quelques temps après. Quelques points de vue s’offrent alors à nous. Sur cette première partie, il n’y a pas beaucoup de dénivelé.

Tout le monde le sait, la Bretagne a la capacité d’offrir quatre saisons différentes en une seule journée. C’est exactement ce qui se produit plusieurs fois par jour. Parfois nous voyons la pluie s’approcher par la mer puis s’immobiliser à quelques centaines de mètres des côtes.

En arrivant au cap de la Chèvre, la vue se dégage, la végétation devient plus basse, le vent s’intensifie.

Au cap de la Chèvre, la puissance des éléments s’exprime à travers les vagues et le vent. Les chemins sont aménagés pour protéger la végétation qui est majoritairement de la lande rase. Quelques criques se dévoilent avec des plages magnifiques et de l’autre côté un paysage assez plat parsemé de très rares habitations typiques de Bretagne.

Le soleil de fin de journée sur les puissantes vagues offrent un spectacle grandiose. Des reflets dorés sur cette roche bien noire créent un ballet incessant qui en est presque hypnotique et procure un bien-être incroyable.

Comme toutes les meilleures choses ont une fin, nous dûmes abréger celle-ci en raison d’une pluie qui pointait le bout de son nez au large. Deux techniques ont été déployées : l’un a mis son pantalon de pluie tandis que l’autre a couru chercher une place où s’abriter. Le pantalon de pluie est une superbe solution… Il n’y a pas beaucoup d’abris !

La pointe de Dinan offre une magnifique vue sur les Tas de Pois de la pointe de Pen-Hir. Nous apprécions ici le fabuleux coucher de Soleil.

Voici le tracé de l’itinéraire de la journée. Le lieu de bivouac indique un camping puisqu’il est interdit de bivouaquer sur le littoral breton.

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Etape 2 : De la plage de Goulien à Camaret-sur-mer

19

kilomètres

520

mètres de dénivelé

6h00

d’effort


Ce deuxième jour de randonnée commence avec la plage de Kersiguénou fréquentée par de courageux surfeurs.

Quelques efforts plus tard, nous parvenons aux fameux « Tas de Pois » de la pointe de Pen-Hir. Ici, les falaises sont impressionnantes, leurs immenses faces tombent droit dans l’océan.

Les côtes bretonnes sont jonchées de traces de l’occupation allemande de la seconde guerre mondiale. Après Pen-Hir se trouve le musée mémorial international de la Bataille de l’Atlantique. Le port de Brest était convoité par les Alliés comme un point stratégique pour l’approvisionnement des troupes après le débarquement de Normandie. Effectivement, il aurait permis aux Etats-Unis d’approvisionner les Alliés directement, sans passer par la Grande-Bretagne. En parcourant les côtes de Pen-Hir, nous comprenons pourquoi l’idée de prendre un port par la mer fut abandonnée : celle-ci était très bien protégée. Les Allemands étaient conscients de l’importance de ne pas perdre ces points clefs. La côte regorge de nombreux bunkers tombant en ruines.

En se rapprochant de Camaret-sur-mer, un fortin particulier se trouve sur le sentier juste avant la ville. Le corps de garde crénelé du Petit Gouin est l’un des 146 bâtiments construits entre 1846 et 1869 par la France sur ses côtes pour servir de magasin à munitions ou de casernement. Maintenant restauré, le fonctionnement du fortin est expliqué, de la conception jusqu’à son utilisation.

Dans la baie de Camaret-sur-mer, l’Abeille Bourbon est le remorqueur breton qui veille sur les côtes. Lors des tempêtes, ce navire au moteur surpuissant assiste les plus gros cargos qui ont besoin d’aide. Son prédécesseur « L’Abeille Flandre » qui veille maintenant sur les côtes de la Corse, est allé à la rescousse d’Erika en 1999. Le vent était de force 10 sur l’échelle de Beaufort, le navire fonçait en fendant les vagues à une vitesse de 16 nœuds (quasiment 30km/h, ce qui est incroyable avec de telles conditions).

Nous voilà arrivés à Camaret-sur-mer. Un lieu incroyable chargé d’histoire et d’éléments nous plongeant dans l’univers breton. La tour Vauban est classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Il est possible de la visiter. Prenez le temps de faire le tour de la tour, sur le chemin un cimetière de navires bretons créent une ambiance incroyable et un décors qui nous plonge dans une ambiance digne d’un film.

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Attention, il n’y a pas beaucoup d’endroits où se ravitailler en eau potable ! Il faudra alors solliciter les autochtones dans les petits villages.

Il est bien connu que la Bretagne offre souvent quatre saisons en une journée. Les pluies peuvent changer brusquement du crachin au déluge. Heureusement pour nous, elles n’ont jamais durés bien longtemps ! À bon entendeur…

Pour réaliser ce trek nous avons laissé notre voiture à Lanvéoc et nous avons directement traversé la presqu’île vers Crozon, cependant cette traversée n’est clairement pas intéressante. C’est la raison pour laquelle ce trek est présenté comme un aller simple.

Un bus fait le trajet de Camaret-sur-mer à Crozon pour deux euros, mais attention aux horaires, il n’y en a que quelques uns par jour !

Bon trek !

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