Le trek permet de parcourir une petite partie des Hauts Plateaux du Vercors durant trois jours. Vous trouverez sur le site l’itinéraire d’un autre trek de trois jours, situé non loin d’ici, qui permet de découvrir une autre partie des plateaux : la montagne du Glandasse. Une grosse randonnée qui part du lieu dit  » le Château » au fond de la vallée de Romeyer est également disponible sur le site. Cet itinéraire permet d’arpenter les Hauts Plateaux le temps d’une journée mais il s’agit d’une très longue randonnée qui peut se faire sur deux jours en dormant dans une cabane !

L’itinéraire ne possède pas de difficulté particulière, si se n’est le long chemin que l’on emprunte pour atteindre les plateaux. Ce sentier est peu parcouru et non balisé et peut être en mauvais état à certaines saisons. Une autre difficulté est la rareté de l’eau dans le Vercors. Nous vous conseillons donc de lire attentivement les recommandations situées en fin d’article pour découvrir toutes les astuces pour préparer ce trek comme il se doit !

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Étape 1 : Romeyer – cabane de Pré Peyret

13,6

kilomètres

1230

mètres de dénivelé

7h30

d’effort


Nous démarrons de Romeyer, charmant petit village situé à 5min en voiture de Die. Vous trouverez un grand parking en face de la mairie, une fontaine en face de l’église (et non pas le temple) et des toilettes publiques derrière la mairie.

Nous quittons ce petit village aux allures du Sud pour nous enfoncer dans la vallée. L’itinéraire prend la direction du hameau des Planeaux en passant par un petit sentier qui longe la rivière. Arrivé au bout de ce sentier, il vous faudra traverser la rivière sur un poteau téléphonique en guise de pont suspendu ! Nous rejoignons ensuite le hameau par la petite route.

Le sentier qui mène aux plateaux est peu fréquenté. Selon la saison, les herbes sont parfois hautes et d’épais tapis de feuilles peuvent rendre certains passages assez délicats.

Ce chemin monte progressivement dans la vallée pendant quelques longs kilomètres jusqu’à atteindre de nouveau un sentier balisé qui nous emmène au Pas des Écondus en quelques minutes de marche.

Nous voici alors sur les plateaux. Le paysage prend une allure bien différente. Les forêts de feuillus font place aux grands herbages dorés parsemés de quelques petites touffes de sapins. Le sentier est bien plus marchant que le précédent et l’on atteint assez vite la cabane de Pré Peyret.

La cabane de Pré Peyret est un lieu idyllique pour établir son bivouac. Il s’agit d’une cabane non gardée où l’on peut dormir confortablement à l’abris des éléments. Vous y trouverez une table et des bancs, un poêle à bois et un étage pour dormir. En pleine saison, lorsque la cabane est très fréquentée, il est plus sage de prévoir une tente si l’on ne veut pas se retrouver à dormir à la belle étoile parce qu’un groupe de ronfleurs a investi les lieux.

La cabane de Pré Peyret

À ce propos, même en plein été, les nuits sont froides et parfois humides sur les plateaux. Une fois que le soleil a disparu, les températures chutent à grande vitesse et l’on n’est plus si sûr que la nuit à la belle étoile soit la solution idéale. Il vaut mieux prévoir l’équipement en conséquence ! Vous trouverez une source à 200 mètres au Sud de la cabane. Attention, le débit est souvent bien faible…

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Étape 2 : Boucle depuis la cabane de Pré Peyret

18,9

kilomètres

985

mètres de dénivelé

7h50

d’effort


Cette étape est un peu particulière puisqu’il s’agit d’une boucle à réaliser depuis la cabane. Vous avez donc la possibilité de laisser les gros sacs à dos avec le matériel de bivouac à la cabane et n’emporter qu’un petit sac pour la journée. Attention cependant à ne surtout pas laisser de tente montée durant la journée, cela est strictement interdit et vous risqueriez de retrouver votre tente dans un sale état… Il vaut mieux sagement replier ses affaires et les laisser en sûreté dans la cabane.

Nous empruntons donc la direction du Grand Veymont en passant par la Plaine de la Queyris. Il s’agit d’une vaste plaine avec en son centre un arbre taillé à la forme très singulière. L’endroit est absolument magnifique. Lorsqu’on atteint le col, la Dent de Die apparait alors en arrière-plan et complète ce tableau.

Lors de la traversée de la plaine, vous pourrez faire un détour par une ancienne carrière romaine située sur votre gauche. Nos ancêtres exploitaient ce calcaire très dur en cours de cristallisation jusqu’en 275 après J-C. Les blocs de pierre étaient taillés directement dans la roche puis redescendus dans la vallée. Ils servaient à la construction d’églises, de monuments et ponts dans le Diois. Ce calcaire de la « Queyrie » (provient de « carrière ») une fois poli, offrait une superbe surface aux marbrures rouges.

« Quand le calcaire est soumis à de hautes pressions et de hautes températures, il se transforme doucement en marbre. C’est ça qu’ils venaient chercher ici » 

Jacques Planchon, conservateur du Musée de Die

A cette époque, la plaine était un axe important de circulation entre Die et Grenoble ! Lorsqu’on découvre ces blocs de pierre massive à l’aspect extrêmement imposant, on se demande comment les romains parvenaient à les descendre dans la vallée lorsqu’on connait le caractère abruptes des sentiers !

Après cette petite intermède historique nous rejoignons la fontaine des Bachassons qui est l’une des sources les plus sûre des plateaux du Vercors. Nous atteignons ensuite la cabane des Aiguillettes, minuscule au pied du Grand Veymont. Le chemin qui mène au point culminant du Vercors se dessine alors très nettement. Ce sont ces nombreux lacets que nous allons emprunter pour atteindre les 2341 mètres d’altitude du Grand Veymont ! Il est aussi possible de faire l’ascension du Grand Veymont lors d’une randonnée à la journée.

Sur le chemin, vous rencontrerez certainement quelques bouquetins peu farouches qui habitent les lieux. Ceux-ci se laissent parfois approcher de très près !

La redescente s’effectue par le Pas de la Ville puis nous rejoignons le GR 91 qui nous ramène à la cabane de Pré Peyret en traversant les vastes plateaux et en passant par la Grand Cabane isolée dans une plaine aride qui brille sous le soleil.

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Étape 3 : Cabane de Pré Peyret – Romeyer

14,4

kilomètres

220

mètres de dénivelé

5h00

d’effort


Cette dernière étape commence par suivre le GR 91 sur les plateaux jusqu’à l’embranchement qui mène à la baraque forestière du Pison. On pénètre alors dans une forêt fraîche et humide qui contraste avec l’aridité des plateaux. Nous parvenons à la baraque forestière où il est possible de passer la nuit.

Nous empruntons ensuite un petit sentier forestier en balcon, parfois un peu aérien, puis après être passé sous la Dent de Die, le chemin bifurque sur la gauche vers le col de Vire Sac. Attention cette partie du chemin peut etre soumise à des chutes de pierres.

Dernière ligne droite : une longue descente dans le ravin des Charoses. Le sentier est d’abord très raide et assez étroit puis s’élargit pour devenir une large piste à la pente plus douce. Nous arrivons enfin au hameau des Moulins, où il ne faut pas oublier de se retourner pour contempler les majestueuses montagnes du Glandasse qui culminent le village.

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Recommandations

Les plateaux offrent un terrain relativement facile à marcher et les sentiers sont bien balisés. Cependant, de nombreux pièges sont présents et mieux vaut ne pas les sous estimer !

L’un d’entre eux, c’est le brouillard, il vaut mieux éviter de s’y aventurer dans ces conditions car l’orientation peut vite devenir laborieuse. Les locaux le savent ! Attention aussi à ne pas se faire prendre par les orages très fréquents en période estivale, les nombreux arbres foudroyés en sont témoins. Sur ces plateaux chaque randonneur est très exposé.

Attention les sources sont parfois (même souvent) taries pendant l’été ! Vous pouvez consulter le site du parc du Vercors pour savoir si l’eau coule dans les différentes sources en temps réel.

Vous pourrez observer des curiosités géologiques nommées « scialets ». Il s’agit de gouffres parfois profonds. Par temps de brouillard ou recouverts par la neige durant l’hiver il faudra prêter attention à ne pas tomber dedans !

Les plateaux du Vercors sont un lieu où le pastoralisme est très pratiqué en été. Vous rencontrerez donc certainement des troupeaux accompagnés de patous (chiens de protection). Il est impératif de contourner au maximum les troupeaux afin de ne pas attiser la colère des molosses.

Les Hauts Plateaux du Vercors sont un espace naturel protégé avec des règles strictes à respecter : la cueillette, les chiens (même tenus en laisse), le vtt (hors des sentiers prévus à cet effet) et le vol à basse altitude (parapente, drone) sont interdits. Le camping sauvage est également interdit mais le bivouac reste autorisé de 17h à 9h.

Itinéraire

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Bon trek !

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